Dictionnaire de L'académie française (8 ème édition)
> ATTARDER v. tr. Mettre en retard. Il s'emploie surtout pronominalement. Ne vous attardez pas trop à cet ouvrage. Il est dangereux de s'attarder sur cette route, d'y être à une heure trop avancée. Il s'était attardé.
Se trouver hors de chez soi à une heure avancée du soir ou de la nuit.
HISTORIQUE
XIe s.
Citation : Mais Blancandrins qui envers lui s'atarge
,
,
Ch. de Rol. XXVII
XIIe s.
Citation : Ne vous atargez mie
,
,
Ronc. p. 11
Citation : Chevauchez, rois, ne soiez atarjans
,
,
ib. p. 84
Citation : Vint uns mès [messager] à la court, qui ne s'atarda mie
,
,
Sax. XXIII
XIIIe s.
Citation : Dont se dressa li roys, n'i volt [voulut] plus atargier
,
,
Berte, XI
Citation : Et li dus de Venise ne s'atarja mie
,
VILLEH. ,
LXXVI
Citation : On ne doit pas le plet alongier, ne atargier outre l'espasse de deus assizes
,
BEAUMANOIR ,
XXXIX, 65
XIVe s.
Citation : L'epervier se effroidit et attardist, quant il est foulé ou grevé par les oiseaulx
,
,
Ménagier, III, 2
XVe s.
Citation : Le roi respondit que follement deux fois ils [les seigneurs anglais] avoient chevauché outre sa defense ; pourquoi ils l'avoient courroucé et attargié leur payement
,
FROISS. ,
II, II, 142
ÉTYMOLOGIE
À et tarder ; picard, atarger ; wallon, s'astargî ; namurois, s'astaurgî ; rouchi, s'atarger. La forme targer suppose un bas-latin tardiare.