Dictionnaire de L'académie française (8 ème édition)
> BANAL, ALE adj. [Droit féodal] Qui était soumis à une banalité. Four banal. Moulins banaux. Voyez BAN.
Il se dit encore, en termes de Droit administratif, des biens communs dont le public a la jouissance. Arbitrage banal.
Il signifie aussi figurément, en parlant des personnes ou encore des choses morales, Qui est, qui se met à la disposition de tout le monde. Témoin banal. Coeur banal. Amitié banale.
Il signifie encore Qui est extrêmement commun, qui est devenu trivial ou insignifiant à force d'être employé. Cette expression est banale. Phrase banale. Louanges banales. On lui a fait un compliment banal. Se servir d'une excuse banale, d'un prétexte banal.
Au sens figuré, BANAL fait au pluriel banals. Des compliments banals.
Sens
1 Terme de féodalité. Se dit des choses desquelles les gens d'une seigneurie étaient obligés de se servir, en payant une redevance au seigneur du fief. Four banal. Moulins banaux.
Citation : De plus certain procès qu'on m'a sottement fait Pour certain four banal sis en mon territoire
,
REGNARD ,
Légat. III, 6
Sens
2 Fig. Qui se met à la disposition de tout le monde. Coeur banal. Témoin banal. Générosité banale.
Citation : Des sophistes du temps l'adulateur banal
,
GILBERT ,
Mon apol.
Sens
3 Commun et trivial. Des consolations banales.
Citation : Tous les hommes se flattent, nous avons tous à la bouche cette phrase banale : Il y a bien loin d'aujourd'hui à telle époque
,
CHATEAUBR. ,
Pensées, 297
Citation : Si l'on vous dit que l'art et que la poésie, C'est un flux éternel de banale ambroisie
,
V. HUGO ,
F. d'aut. 3