Dictionnaire de L'académie française (8 ème édition)
> RONDELLE n. f. [Arts] Pièce ronde, de métal, de cuir, etc., qui est percée dans le milieu et qui entre ordinairement dans la construction de certains appareils, de certaines machines. Rondelle de plomb, de cuir, de carton, de cuivre, d'acier, etc.
Il se dit aussi d'une Sorte de ciseau arrondi dont on se sert en sculpture.
Sens
2 Terme d'arts. Certaines pièces rondes de métal ou de cuir, etc. percées dans le milieu, et qui entrent dans la construction de plusieurs machines.
Rondelles fusibles, plaques d'alliage destinées à remplacer au besoin les soupapes d'une chaudière.
Sens
3 Claie en osier grossier non pelé, de 70 à 80 centimètres de diamètre, ayant un rebord peu élevé, pour sécher les fruits au four.
Sens
4 Petite tête de chardon, qu'on réserve pour tirer à poil les étoffes de laine de peu de valeur.
Sens
5 Se dit, dans les départements du nord, d'un petit tonneau à bière.
Sens
6 Instrument de sculpteur, qui est une espèce de ciseau arrondi.
Sens
7 Outil de fer avec lequel les maçons grattent et arrondissent les membres d'architecture.
Sens
8 Asaret.
Sens
9 Poisson de mer du genre chétodon ; grondin.
HISTORIQUE
XIVe s.
Citation : Une espée à croez [croix] et à rondelle davant la mein
,
DU CANGE ,
rondellus.
Citation : Deux rondelles [barils] de sel
,
DU CANGE ,
rondella.
XVe s.
Citation : Messire Jaque de Lalain estoit armé de plusieurs rondelles, l'une sur la main, l'autre sur le coude du bras de la bride....
,
O. DE LA MARCHE ,
Mém. liv. I, p. 269, dans LACURNE
Citation : Doit avoir ladite masse une petite rondelle bien clouée devant la main, pour icelle guarantir
,
LA COLOMBIÈRE ,
Théâtre d'honneur, t. I, p. 57, dans LACURNE
XVIe s.
Citation : Seleucus, ostant son armet seulement, prit une rondelle sur son bras
,
AMYOT ,
Démétr. 70
ÉTYMOLOGIE
Rond 1.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
RONDELLE. - HIST. Ajoutez : XIIe s.
Citation : Il vit l'anrme [âme] de Germain lo vesque de Capue en une rondele de fou [feu] des angeles estre porteie el ciel
,
,
li Dialoge Gregoire lo pape, Paris, 1876, p. 104