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boire

 Définition et Synonymes - Définition Mediadico

boire(verbe transitif)

Difficultés orthographiques
boire à longs traits.

boire(nom masculin)

Ce qu‘ on boit.

Les synonymes Mediadico de boire :

Les synonymes Word de boire :

3 : laper

5 : trinquer

Les synonymes WordNet de boire :

Les antonymes de boire :

enivrer, régurgiter, cracher


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Définition du dictionnaire Littré

> BOIRE
Prononciation : boi-r'
, je bois, tu bois, il boit, nous buvons, vous buvez, ils boivent ; je buvais ; je bus, tu bus, il but, nous bûmes, vous bûtes, ils burent ; je boirai ; je boirais ; bois, buvons, buvez ; que je boive, que tu boives, qu'il boive, que nous buvions, que vous buviez, qu'ils boivent ; que je busse, que tu busses, qu'il bût, que nous bussions, que vous bussiez, qu'ils bussent ; buvant ; bu, v. a.
Sens 1
Avaler un liquide. Il boit du vin. Vous boirez de la tisane. Il but du poison. Buvez un verre d'eau.
Sens 2
Dépenser à boire.
À boire ! locution pour demander qu'on verse à boire.
Sens 3
Fig.
Boire, dans le sens d'être obligé d'endurer.
Sens 4
Absolument, boire du vin. On buvait pendant des jours entiers. Boire beaucoup, boire avec excès, bien boire. Il avait bu copieusement. Aimer à boire.
Boire son soûl, boire autant qu'on veut.
Boire à la santé de quelqu'un, faire des voeux pour quelqu'un en buvant. Nous buvons à votre heureux retour.
On dit aussi, boire la santé de quelqu'un, au lieu de boire à sa santé.
Boire sec. Cet homme boit sec, c'est-à-dire il boit beaucoup.
Le roi boit ! la reine boit ! Acclamation usitée dans les repas du jour des Rois, lorsque le roi ou la reine de la fève boivent.
Boire, être ivrogne. Cet homme a le défaut de boire.
Donner à boire, tenir un cabaret.
Chanson à boire, chanson de table.
Donner pour boire, donner une gratification en outre du salaire.
Après boire, après avoir bu, à son aise.
Fig.
En langage poétique, boire à la source d'Hippocrène, faire des vers.
Boire, courir risque de se noyer. On est allé à son secours ; il commençait à boire. Il faillit se noyer et but beaucoup. On dit dans le même sens, boire un coup.
Terme de manége. Un cheval qui boit dans son blanc, est un cheval qui a le nez blanc ; un cheval qui boit la bride, a le mors trop enfoncé dans la bouche.
Sens 5
S'imbiber, s'imprégner de. L'éponge boit l'eau. La terre brûlée longtemps par le soleil, but la pluie.
Absolument. Ce papier boit, il se laisse pénétrer par l'encre.
Fig.
Sens 6
V. n. Terme de tannerie. Faire boire les peaux, les mettre à la rivière.
Sens 7
Terme de couturière. Faire boire du taffetas, du linge, une étoffe, tenir en cousant une pièce lâche contre l'autre tendue, de manière qu'avec des longueurs inégales elles arrivent au même point.
Terme de marine. Faire boire la voile, tenir la voile lâche en la cousant à sa ralingue.
En ces deux derniers emplois, boire se dit pour être béant, à demi ouvert, et cela se comprend, puisque boire exige que la bouche soit ouverte.
Sens 8
Se boire, v. réfl. Être bu. Ce vin se boit au dessert.
PROVERBES
Boire comme un templier, comme une éponge ; boire excessivement. Les chevaliers de l'ordre du Temple étaient accusés d'être ivrognes.
Boire le vin du marché, boire ensemble après la conclusion d'un marché.
Boire le vin ou le coup de l'étrier, boire un verre de vin quand on est près de partir.
À petit manger bien boire, c'est-à-dire lorsqu'on a peu à manger, il est bon de boire un bon coup.
Il y a à boire et à manger, c'est-à-dire l'affaire présente de bons et de mauvais côtés ; se dit aussi, au propre, d'un liquide trouble, par exemple du café mal filtré.
Qui bon l'achète, bon le boit, c'est-à-dire il ne faut point plaindre l'argent à bonne marchandise.
On ne saurait faire boire un âne s'il n'a soif, c'est-à-dire on ne saurait déterminer une personne entêtée à faire ce qu'elle n'a pas envie de faire.
Qui fait la faute la boit, on porte la peine des fautes qu'on fait.
On ne saurait si peu boire qu'on ne s'en sente, c'est-à-dire boire un peu trop expose toujours à quelque sottise.
Croyez cela et buvez de l'eau, se dit d'une chose qui ne mérite pas de croyance. On dit dans un sens à peu près analogue : buvez frais ; buvez du meilleur.
C'est la mer à boire, se dit d'une chose trop difficile, qui ne se peut faire. Ce n'est pas la mer à boire, se dit d'une chose qui ne présente pas de grandes difficultés.
Il n'y a pas de l'eau à boire, c'est-à-dire à ce travail, à ce métier, à ce marché, il n'y a rien à gagner.
Le vin est tiré, il faut le boire, c'est-à-dire il n'y a plus à hésiter, à reculer, et aussi, vous avez commencé, il faut achever.
Qui a bu boira, c'est-à-dire on ne se corrige pas de ses vieux défauts.
HISTORIQUE
XIe s.
XIIe s.
XIIIe s.
XIVe s.
XVe s.
XVIe s.
ÉTYMOLOGIE
Bourguig. borre ; Berry, bere, beuvre ; provenç. beure ; catal. beurer ; espagn. beber ; ital. bevere ; du latin bibere ; rattaché au grec, boire, par le sanscrit pâ, boire, dans les védas pib, d'où, par assimilation de la consonne, la réduplication bib. Boire est régulièrement formé, ayant l'accent tonique sur la même syllabe que bíbere.
> BOIRE
Prononciation : boi-r'
s. m.
Ce qu'on boit à ses repas.
Fig. et familièrement. Il en oublie, il en perd le boire et le manger, c'est-à-dire il est tout à une occupation ; sa passion l'absorbe.
ÉTYMOLOGIE
Boire ; norm. bére, cidre.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE 2. BOIRE. Ajoutez :
Sens 2
Opération par laquelle on remplit les viviers, au bord de la mer, en levant la vanne à marée montante, H. BOUT, Rev. Britann. avril 1871, p. 428.
> BOIRE
Prononciation : boi-r'
s. f.
Sens 1
Nom donné, dans les départements de Maine-et-Loire et de la Loire-Inférieure, aux anses ou petits golfes de la Loire.
Sens 2
Terme de pêche. Communications que les mares, fossés ou chantepleures ont avec les rivières, ou bien fosses pratiquées sur les bords des rivières. La pêche ne peut être affermée au profit de l'État dans les boires creusées de main d'homme.
ÉTYMOLOGIE
Bas-lat. borra, creux plein d'eau ; ital. borro, fosse creusée par les torrents de montagnes. Sauf ces rapprochements, on ne sait rien sur l'origine de ce mot.
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Dictionnaire de L'académie française (8 ème édition)

> BOIRE
(Je bois; nous buvons. Je buvais. Je bus. Je boirai. Bois. Que je boive. Que je busse. Buvant. Bu.) v. tr.
Avaler un liquide. Boire de l'eau, du vin, de la bière, etc. Absolument, Boire frais. Boire chaud. Boire à la fontaine. Boire dans le creux de la main. Boire dans un verre. Boire d'un trait. Boire à longs traits, à la régalade. Par extension, Boire un verre, une bouteille de cidre.

Donner à boire, Tenir cabaret, vendre du vin en détail à tout venant. Il y a au coin de la rue un homme qui donne à boire. Donner à boire et à manger.

Vin prêt à boire, Vin qui a acquis sa maturité, qui est en état d'être bu.

Chansons à boire, Chansons faites pour être chantées à table. On dit dans le même sens Air à boire.

Cet homme boit bien, il boit sec, Il boit beaucoup. Boire d'autant, Boire beaucoup. Boire à sa soif, Ne boire que quand on en a effectivement besoin. Boire son soûl, tout son soûl, Boire autant qu'on veut et au-delà du besoin.

Pop., Boire à tire-larigot, boire comme un templier, boire comme un trou, comme une éponge, Boire excessivement.

Boire à la santé de quelqu'un, Exprimer des voeux pour la santé de quelqu'un en buvant. On dit aussi Boire une santé, des santés. On dit de même Boire à quelqu'un. Boire au retour, au prompt retour, à l'heureux voyage, aux succès de quelqu'un, etc.

Boire au bon retour de quelqu'un signifie aussi Boire en signe de joie de son arrivée.

Boire à la ronde, Boire tour à tour, les uns après les autres.

Après boire, Après avoir bu.

Donner pour boire à des ouvriers, à un commissionnaire, à un cocher. Voyez POURBOIRE.

Fig., Boire le vin de l'étrier, ou le coup de l'étrier, Boire un verre de vin quand on est prêt à partir.

Fig. et fam., C'est la mer à boire, se dit d'une Entreprise qui présente des difficultés extrêmes, des obstacles insurmontables. On dit dans le sens contraire, Ce n'est pas la mer à boire.

Il se dit encore de Quelqu'un qui court le risque de se noyer. Quand on vint à son secours, il commençait à boire.

Il y a à boire et à manger, se dit proprement d'un Liquide, vin, bouillon, café, trouble et épais. Fig. et fam., il se dit d'une Affaire qui peut avoir à la fois de bons et de mauvais résultats, d'une question qui présente plusieurs aspects, d'un ouvrage où il y a du bon et du mauvais.

Prov., Qui bon l'achète, bon le boit, se dit en parlant d'un Bon vin. Fig. et fam., il signifie Il ne faut point plaindre l'argent à de bonne marchandise.

Prov. et fig., On ne saurait faire boire un âne s'il n'a soif, qui n'a pas soif. Voyez ÂNE.

Prov. et fig., Le vin est tiré, il faut le boire, se dit pour exprimer qu'on est trop engagé dans une affaire pour reculer.

Fig., Boire le calice, Se soumettre à faire ou à souffrir ce qu'on ne saurait éviter. Boire le calice jusqu'à la lie, Souffrir une humiliation complète, une douleur longue et cruelle, un malheur dans toute son étendue.

Fig., Boire un affront, Souffrir une injure sans en témoigner de ressentiment. Avoir toute honte bue, N'avoir plus honte de rien.

Prov. et fig., Qui fait la faute, la boit, Celui qui a fait une faute en doit porter la peine.

Le roi boit! ou La reine boit! Acclamation usitée dans les repas le jour des Rois, lorsque le roi ou la reine de la fève boit.

Il signifie aussi Boire avec excès, s'enivrer. Il est sujet à boire. Il a le défaut de boire. Elle a renvoyé son chauffeur, parce qu'il buvait.

Prov. et fig., Qui a bu boira, se dit en parlant d'un Défaut dont on ne se corrige jamais.

Il signifie aussi, en parlant des choses, S'imbiber, s'imprégner. Ce papier boit, L'encre passe au travers. La terre boit l'eau. L'éponge boit.

BOIRE s'emploie aussi comme nom masculin dans cette locution figurée et familière, Il en oublie, il en perd le boire et le manger, Il est entièrement absorbé par une occupation, par une passion.

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Anagrammes de boire

Nombre de lettres :
5

Usages de boire

boire


1 :

En oublier le boire et le manger.
En perdre le boire et le manger.


Mots précédents
bogue
bohême
bohémien,enne

Mots suivants
bois
boisable
boisage