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dîner

 Définition et Synonymes - Définition Mediadico

dîner(verbe intransitif)

Prendre le repas du soir.

dîner(nom masculin)

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Définition du dictionnaire Littré

> DÎNER
Prononciation : di-né
v. n.
Sens 1
Prendre le repas, qui se prenait jadis et qui se prend encore à la campagne et dans les petites villes, à midi ou un peu avant. Allons dîner. Bien dîner, mal dîner, faire un bon, un mauvais dîner.
Dîner-souper, faire un dîner qui serve de souper.
Sens 2
Aujourd'hui, à Paris et ailleurs, prendre le repas qui se prend de cinq heures à sept heures du soir. Nous dînerons ce soir ensemble. Après que nous aurons dîné, nous irons au spectacle.
Dîner avec quelqu'un, se trouver à même table que lui. Il a dîné avec les ambassadeurs.
Sens 3
Dîner de, manger à son repas. Nous dînâmes de soupe et de bouilli.
Cela est plus élégant et plus correct que de dire, employant avec : nous dînâmes avec de la soupe et du bouilli.
Sens 4
Cet homme dîne bien, il mange beaucoup.
Dîner par coeur, se passer involontairement de dîner.
Son assiette dîne pour lui, se dit d'un homme qui, absent d'un dîner de table d'hôte, n'en paye pas moins son dîner.
Familièrement. Locution familière qui s'emploie en parlant d'un homme incommode, ennuyeux.
Sens 5
Dîner à l'infinitif, pris substantivement.
PROVERBES
Quand Alexandre avait dîné, il laissait dîner ses gens, c'est-à-dire il faut laisser le loisir aux valets de dîner à leur tour.
Qui dort dîne, c'est-à-dire le sommeil tient lieu de nourriture. C'est aussi une manière plaisante de rappeler à quelqu'un que la paresse est le moyen de n'avoir pas à manger.
Qui s'attend à l'écuelle d'autrui a souvent mal dîné, c'est-à-dire on est souvent déçu quand on compte sur l'aide d'autrui.
S'il est riche ou s'il est si riche, qu'il dîne deux fois, se dit d'un riche qui, faisant étalage de ses richesses, ne peut pourtant que dîner une fois comme tout le monde ; se dit aussi dans le sens que la richesse ne donne pas l'appétit et qu'avec une fortune très médiocre on peut être aussi content que les plus opulents.
HISTORIQUE
XIIe s.
XIIIe s.
XIVe s.
XVe s.
XVIe s.
ÉTYMOLOGIE
Bourguig. daignai ; provenç. dinar, dinnar, disnar, dirnar ; anc. catal. disnar ; catal. mod. dinar ; ital. desinare, disinare. Mot très controversé. On a proposé un terme grec ; le sens serait très convenable ; mais on ne trouve nulle part un p dans les anciennes formes, et surtout on ne voit pas comment ce mot grec, qui n'est ni dans la latinité classique ni dans la basse latinité, serait entré dans les langues romanes. Comme dignare, domine sont les premiers mots d'une prière latine qui se dit au commencement du repas, on a pensé que le dîner en avait pris son nom ; le fait est qu'on trouve digner dans les anciennes formes ; et cette orthographe montre que les gens qui s'en servaient admettaient en effet dignare comme l'origine du mot dîner. Mais, quelque ancienne que soit cette orthographe, puisqu'elle appartient à des textes du XIIe siècle, cependant il y en a une encore plus ancienne, c'est disnare, qui se trouve dans des textes du IXe siècle : disnavi me ibi, dans les Gloses du Vatican, publiées par W. Grimm. Cette s est dans l'italien, et on la voit reparaître dans plusieurs formes du provençal et du vieux français. Cela ne peut être écarté ; et il faut chercher une étymologie qui comporte l's. Diez a proposé decoenare ; de ayant le sens qu'il a dans de-vorare, depascere. Coenare est en effet très probable ; il aura donné un composé de-coenare ou dicoenare. Que coenare puisse se changer en ciner (ital. disinare, desinare), c'est ce que prouve l'ancien français re-ciner, faire un second repas ; que di-coenare puisse se changer en disner, disnar, c'est ce que prouve l'italien busna, de buccina. M. Scheler, qui donne son assentiment à dicoenare, cite l'italien pusignare, collationner après souper, qui vient de post, après. et coenare, et qui offre un exemple du changement de coenare en signare. On peut encore citer, à l'appui du changement de co latin en s, le mot suivant : Deicola, nom d'un Irlandais compagnon de saint Gall dans le VIe siècle, devenu Desle dans la langue vulgaire. Dicoenare a pris le sens actif : donner le repas appelé coena, sens déjà fourni par le latin, coenatus, celui qui a dîné ; c'est ainsi que dès le IXe siècle on a dit disnavi me, j'ai dîné. Tout cela rend la conjecture de Diez extrêmement probable.
> DÎNER ou DÎNÉ
Prononciation : di-né ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des di-né-z excellents ou di-né
s. m.
Sens 1
Repas qui se faisait autrefois et qui, à la campagne et dans les petites villes, se fait encore vers midi. Quand on fait le dîner à midi, on soupe le soir.
Repas qui se fait aujourd'hui de cinq à sept heures du soir. Faire un bon dîner. Faire, servir le dîner.
Dîner de garçons, dîner où il n'y a que des hommes, et où d'ordinaire l'apprêt, la réserve en paroles, la modération dans le boire et le manger sont moins observés.
Déjeuner-dîner, voy. DÉJEUNER.
Sens 2
Tout ce qui compose un dîner. Un grand dîner. Qui garde de son dîner, il a mieux à souper, c'est-à-dire il est bon de se préparer des ressources pour l'avenir.
HISTORIQUE
XIIe s.
XIIIe s.
XVe s.
XVIe s.
ÉTYMOLOGIE
Dîner 1.
3

Anagrammes de dîner

Nombre de lettres :
4

Usages de dîner

dîner


1 :

Dîner habillé.
Dîner d' affaires, de fiançailles, de retrouvailles, d‘ adieu.
Dîner-concert, dîner-débat, dîner-spectacle, dîner-colloque.
Dîner de famille.
Dîner aux chandelles.
Dîner en famille, en ville.
Le dîner est prêt.
Heure du dîner.
Apprêter le dîner.
Convier quelqu‘un à dîner.
Décommander un dîner.
Faire cuire son( ou le) dîner.
Inviter quelqu‘un à un dîner.
Mitonner un bon petit dîner.
Prendre le( ou son) dîner.
Préparer le dîner.
Rentrer pour le dîner.
Servir le dîner.
Sonner le dîner.