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il,elle, pl.ils,elles

 Définition et Synonymes - Définition Mediadico

il,elle, pl.ils,elles(pronom personnel)

Difficultés orthographiques
elle-même( pluriel: elles-mêmes).

Homonymes - paronymes
île( terre entourée d'eau).
aile( organe du vol).
ale( bière).

Les synonymes WordNet de il,elle, pl.ils,elles :

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Définition du dictionnaire Littré

> IL, au singulier, ILS, au pluriel
Prononciation : il, au pluriel et au singulier ; dans plusieurs provinces, le pluriel se prononce î ; au pluriel l's se lie : il-z ont. Voici les règles de la prononciation au XVIIe siècle d'après CHIFFLET, Gramm. p. 209 : L'l ne sonne point devant les consonnes : il dit, prononcez i dit ; ni aux interrogations, quoi qui suive : que dit-il ? prononcez que dit-i ? Parle-t-il à vous ? dites : parle-t-il à vous ? mais hors de l'interrogation il sonne l'l devant les voyelles : il a, il aime ; au pluriel, il ne sonne que l's : ils ont, dites : iz ont. On voit en quoi ces règles anciennes diffèrent de la prononciation actuelle. Cette ancienne prononciation, qui supprimait plus les consonnes que nous ne faisons, s'est conservée en grande partie dans la conversation : quelle heure est-i ? quel temps fait-i ?
Sens 1
Pronom masculin qui désigne la troisième personne. Votre père va venir, il est prêt. J'ai lu cet ouvrage, il est bien écrit. Ces gens-là sont pressés, ils courent.
Il se met ordinairement avant le verbe, dans les phrases affirmatives, sans qu'il y ait rien entre deux, si ce n'est des particules et des pronoms. Il lui parle. Il ne veut pas.
Il se met après le verbe dans les interrogations et dans certaines phrases exclamatives. Que fait-il ? Est-il insensé !
Avec le t euphonique : A-t-il ? parle-t-il ? va-t-il ?
Il se met également après le verbe dans certaines phrases affirmatives. Quoi ! dit-il, s'écria-t-il, répondit-il. Vous avez, paraît-il, réussi dans vos projets. Aussi est-il vrai. Toujours est-il certain que je l'avais dit.
Sens 2
Quand une phrase interrogative contient le nom masculin qui est le sujet du verbe, on n'en met pas moins le pronom il après le verbe. Ce fruit est-il bon ? Votre père est-il venu ?
Dans certaines inversions dubitatives, le même pléonasme est obligatoire. Ce projet dût-il échouer, nous serons loués pour l'avoir conçu.
Sens 3
Dans certaines phrases le verbe est précédé du pronom il et suivi du sujet ; ces phrases sont surtout du style soutenu, et impliquent une certaine passion qui fait qu'on prononce le pronom avant le nom auquel il se rapporte. Il me fuit, l'ingrat. Seront-ils plus heureux ceux qui....
Sens 4
Il se met avec les verbes impersonnels, ou employés impersonnellement. Il faut que.... Ne faut-il pas que... ? Faudra-t-il donc que... ? Il doit s'y attacher de l'intérêt. Quel intérêt ne doit il pas s'y attacher ? Il fait beau temps. Il fut un temps où....
Il pleut à verse.
Dans ces constructions, il ne laisse pas de gouverner le verbe au singulier, bien que ce verbe soit suivi d'un nom au pluriel (l'ancienne langue mettait le pluriel en ces circonstances : Il sont six heures). Il est six heures. Il est arrivé deux mille hommes. Il est survenu des circonstances fâcheuses.
Un il de ce genre a été sous-entendu par la Fontaine : De tous côtés lui vient des donneurs de recette, Fabl. VIII, 3.
Sens 5
Il se rapportant au mot rien.
Il se rapportant à ce que.
Il se rapportant à tout.
Il se rapportant à cela, ceci.
Sens 6
Il pour cela.
Cet emploi, qui tombe en désuétude, est conservé dans : il est vrai. Vous avez dû partir, il est vrai, mais....
Sens 7
Il surabondant.
Ce pléonasme était reçu des écrivains du XVIIe et du XVIIIe siècle ; aujourd'hui il l'est beaucoup moins. Toutefois ces exemples font voir dans quel cas un il surabondant peut être placé, non sans grâce ou sans clarté.
Sens 8
Ils se dit quelquefois d'une façon indéterminée pour indiquer les gens qu'on a dans l'esprit.
Sens 9
Ce qu'il y a, ce dont il s'agit.
Sens 10
Il n'est que de, la seule chose qui importe, qui soit utile, nécessaire.
Sens 11
Il n'est pas que vous n'ayez vu, certainement vous avez vu.
Sens 12
Il suivi du relatif qui ou quiconque, signifiant celui qui ; tournure usitée au XVIIe siècle, qui est tombée en désuétude, mais qui pourrait être reprise.
Sens 13
Terme de chasse. Il bat l'eau, terme pour avertir les chasseurs et les chiens lorsque la bête entre dans l'eau.
Il va là, chiens, terme pour parler aux chiens, lorsqu'ils chassent à la discrétion et à la prudence du piqueur.
Il perce, l'animal va en avant.
REMARQUE
Ce pronom se répète quand il y a deux propositions de suite où l'on passe de l'affirmation à la négation, et de la négation à l'affirmation : Je lis rapidement ce livre, il n'est pas malaisé à comprendre, et il est court.
HISTORIQUE
IXe s.
Xe s.
XIe s.
XIIe s.
XIIIe s.
XVe s.
XVIe s.
ÉTYMOLOGIE
Wallon, i devant une consonne, il devant une voyelle (i se dit pour il et ils) ; Berry, i, il, î, ils ; provenç. il, ils ; catal. ell ; espag. él ; ital. il ; du latin ille, celui-là. La forme archaïque de ille est ollus, qu'on a supposé être un diminutif d'un radical an ou on, rattaché au sanscrit ana, celui-là, qu'on retrouve dans anya, autre, et dans alius. On remarquera que, dans l'ancienne langue, il est toujours nominatif ; on y dit donc : tu et il, et non toi et lui. Le pluriel y est il sans s, comme le singulier ; le singulier vient de ille, le pluriel vient de illi. Au XIVe siècle on a dit il, ils, pour le féminin el, elles : (voy. ELLE).
> ELLE
Prononciation : è-l'
pron.
de la 3e pers. féminin. Il s'emploie comme sujet. Elle a dit. Elles font. Qui a tenu ce langage ? elle.
Elle qui.... au féminin, tandis que, au masculin, on dit lui qui.... Elle qui se prétend si sage a pourtant fait une sottise.
Elle ne sert pas de régime direct à un verbe actif ; on le remplace par la devant ce verbe : je la chéris, pour je chéris elle.
Quand le pronom la est le régime direct d'un verbe, et qu'après ce verbe il y a un nom qui concourt avec le pronom à former ce régime direct, on joint elle à ce nom : le lion la dévora, elle et ses enfants. On dit de même au sujet : elle mourut, elle et ses enfants.
Elle ne sert pas ordinairement de régime indirect à un verbe quand ce régime est marqué par à ; on y substitue lui : parlez-lui, et non parlez à elle. Cependant, en quelques cas exceptionnels, où l'on veut exprimer plus fortement le régime indirect, on peut se servir de elle.
Quand on ajoute même à elle, on peut dire à elle : parlez à elle-même (voy. MÊME).
D'elle-même spontanément.
Elle se construit aussi avec une préposition comme complément d'un adjectif ou d'un verbe. Je ne suis pas content d'elle. Je pense à elle. Bien des préventions se sont élevées contre elle. Il faut s'adresser à elle.
Elle se construit moins bien de la sorte, quand il s'agit de choses et non de personnes ; vous avez une plume bien taillée ; c'est avec elle que j'ai écrit ; il vaut mieux dire : c'est avec cette plume. Cette muraille menace ruine, ne vous approchez pas d'elle ; dites : ne vous en approchez pas. Aussi on désapprouve ces deux vers de Voltaire : Fers, tombez de ses mains, le sceptre est fait pour elles, Oreste, V, 7 ; Mais qui peut altérer vos bontés paternelles ? Vous seule, vous, ma fille, en abusant trop d'elles, Tancr. I, 4. Cependant rien, dans la grammaire, n'empêchant cet emploi, qui seulement est languissant et prosaïque, on ne le blâmera pas absolument ; et l'on acceptera ce vers de V. Hugo, cité par Legoarant : Moi, la douleur m'éprouve, et mes chants viennent d'elle. On acceptera également cette phrase-ci : Cette comédie ayant plu à ceux pour qui elle est faite, je trouve que c'est assez pour elle.
HISTORIQUE
Xe s.
XIe s.
XIIe s.
XIIIe s.
XIVe s.
XVIe s.
ÉTYMOLOGIE
Wallon, ile, èle, elle, elles Berry, alle, ielle ; provenç. e-la, elha, ella ; espagn. et ital. ella ; du latin illa (voy. IL). L'ancienne langue a dit aussi il pour elle ; ce qui n'a rien d'extraordinaire, le latin disant illa.
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Dictionnaire de L'académie française (8 ème édition)

> IL
(fém. ELLE, pl. : ILS.) Pronom personnel masculin
Il désigne la Personne ou la chose dont il est question dans le discours et ne s'emploie que comme sujet d'un verbe. Votre frère va venir, il est prêt. J'ai lu cet ouvrage, il est bien écrit. Ces gens-là sont pressés, ils courent.

Il se met ordinairement avant le verbe, sauf 1° dans les interrogations et dans certaines phrases exclamatives. Que fait-il? Où sont- ils? Dort-il? Boit-il? Est-il barbare? Avec le t euphonique : Qu'a-t-il dit? Viendra-t-il? Aime-t-il le jeu?

2° Dans certaines phrases affirmatives, telles que : Alors, dit-il, nous résolûmes d'agir. Quoi? s'écria-t-il. Dût-il s'en fâcher. Toujours est-il certain que j'étais excusable. Il aura la place, encore faut-il qu'il travaille.

Il est aussi de sens neutre, par suite invariable et s'emploie :

1° dans les verbes impersonnels, Il pleut, il vente, il neige, il fait beau;

2° dans les expressions Il y a, il y avait, il y eut, il faut;

3° devant les verbes dont le sujet, nom, infinitif ou proposition, est mis après le verbe. Il vient beaucoup de monde. Il est honteux de mentir. Il est douteux qu'il vienne. Le verbe reste au singulier, bien que le véritable sujet soit au pluriel. Il est venu deux personnes. Il est survenu de fâcheux événements.

IL, neutre, a le sens de Cela dans l'expression Il est vrai, intercalée dans une phrase. Je devais partir, il est vrai, mais j'en ai été empêché.

> ELLE
Pronom personnel féminin de la troisième personne

Il s'emploie comme sujet. Elle est venue. Elles sont parties.

Quand il est employé comme complément, il est le plus souvent précédé d'une préposition. J'ai fait cela pour elle. Se diriger vers elle.

Il se répète ou il répète un autre pronom de la 3e pers. sing. quand on veut insister sur la personne ou la chose en question. Elle, elle aurait osé dire cela! Je le lui dirai à elle. Je veux la voir, elle.