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ôter

 Définition et Synonymes - Définition Mediadico

ôter(verbe pronominal, verbe transitif)

Tirer une chose de la place où elle est.
Déplacer une personne de l'endroit où elle est.
Enlever, retirer, retrancher.

S‘ôter changer de place.

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Les antonymes de oter :

accentuer, accoter, accouder, adosser, appliquer, apposer, appuyer, arc-bouter, conférer, discuter, donner, épaulée, épauler, fourrer, molletonner, pistonner, soutenant, soutenir, servir, battre, battue, ajouter, battant, allouer, adjuger, référer, parrainer, emplir, consacrer, décerner, arc-boutant, servant, flanquer, laissées, laisser, souligner, adonner, confiant,e, confier, imputer, enduire, enter, enchérir, exagérer, converser, intercaler, surajouter, renchérir, préfixer, rajouter, additionner, adjoindre, appondre, départir, déposant,e, déposer, introduire, insérer, allonger, classer, asseoir, assise, seconder, concéder, aggravant,e, aggravée, aggraver, attribuer, donnée, donnant,e, assembler, accroître, assemblée, assortir, agrandir, accrue


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Définition du dictionnaire Littré

> ÔTER
Prononciation : ô-té
v. a.
Sens 1
Tirer une chose de la place où elle est. Il a ôté tous les meubles de la maison. Ôter le couvert. Ôter la nappe.
Ôter un voile, écarter le voile qui couvre quelque chose.
Fig. Ôter le voile, un voile, dissiper quelque obscurité.
Ôter de devant les yeux, écarter de devant la vue quelque objet.
Fig.
Sens 2
Déplacer, tirer une personne de la place où elle est, faire changer de lieu. Ôtez cet enfant d'auprès du feu.
Ôter du monde, se dit de Dieu qui retire la vie.
Sens 3
En parlant des vêtements, déposer, quitter, se dépouiller. Ôter son habit, son manteau, ses souliers, sa cravate, ses gants, son épée.
Ôter son chapeau à quelqu'un, le saluer.
Sens 4
Prendre, enlever, retirer. Les voleurs lui ont ôté son habit. On lui a ôté un coin de son parc. Il craint qu'on ne lui ôte son emploi, une portion de ses appointements. Vous m'ôtez le soleil.
Cet objet ôte la vue de tel autre, il empêche de le voir.
Fig. Ôter le pain de la main à quelqu'un, l'empêcher de gagner sa vie.
Fig. Ôtez cela de vos papiers, n'ayez pas cette opinion, ne comptez pas là-dessus.
Ôter la vie, faire mourir.
Sens 5
Fig. Il se dit des choses morales ou intellectuelles retirées, enlevées. Je ne veux pas vous ôter le plaisir de lui apprendre cette bonne nouvelle. Le vin lui a ôté la raison.
Ôter l'honneur à quelqu'un, le diffamer, lui faire un affront sanglant.
Ôter l'honneur à une femme, la séduire, en abuser.
Fig. Ôter à quelqu'un une chose de la tête, de l'esprit, de la fantaisie, faire en sorte qu'il n'y songe plus.
On dit dans un sens analogue : ôter du coeur.
Sens 6
Retrancher. Ce morceau de bois est trop long ; il en faut ôter dix centimètres. Ôter une branche d'un arbre.
Fig. 7° Supprimer, retrancher. Ôtez la paix de l'âme, et tous les plaisirs de la vie sont corrompus.
Absolument.
Sens 7
Ôter quelqu'un, priver de quelqu'un, le faire perdre.
Sens 8
Retirer de, soustraire à.
Sens 9
Faire cesser, faire passer, délivrer de quelque chose qui incommode. Cette eau ôte les taches. Rien ne peut m'ôter mon mal de tête. Ôtez-lui ses chaînes, ses fers.
Sens 10
Rectifier, rétracter.
Sens 11
Fig. Ôter quelqu'un de, le délivrer, le débarrasser de.
Sens 12
Fig. S'ôter quelque chose, ôter à soi quelque chose, s'en priver.
S'ôter la vie, se donner la mort, se faire mourir.
Sens 13
S'ôter, v. réfl. Se séparer de.
Sens 14
Particulièrement. S'en aller, s'éloigner.
Sens 15
Fig. Se débarrasser, se délivrer. Ote-toi de là, que je m'y mette, locution proverbiale employée pour désigner ceux qui veulent sans droit occuper la place d'un autre, lui enlever ses avantages, etc.
HISTORIQUE
XIIe s.
XIIIe s.
XVe s.
XVIe s.
ÉTYMOLOGIE
Berry, oûter et dôter ; génev. se dôter, s'ôter : dôtez-vous d'ici, mes enfants ; wallon, woisté ; provenç. ostar ; limousin, doustà. Les formes osler, ostar conduisent facilement au latin obstare, faire obstacle ; mais comment passer de faire obstacle à ôter ? Du Cange l'a essayé : il a réuni quelques passages de la basse latinité : viam obstare, barrer la voie, picturam ou picturae obstare, empêcher de voir un tableau, de via ostatus, ôté, empêché du chemin ; de sorte que, dans la basse latinité, obstare aurait signifié d'abord empêcher la vue, la jouissance de quelque chose, et finalement ôter. Diez n'est pas satisfait de cette étymologie ; il objecte que la leçon viam obstare n'est pas sûre, et qu'au lieu de si quis baroni viam obstaverit, d'autres textes donnent : si quis baronem de via sua ostaverit ; il propose donc une autre étymologie, à savoir le latin haustare, fréquentatif de haurire : haurire signifie d'ordinaire puiser ; mais on trouve haurire arbusta, avec le sens d'enlever les broussailles. On a fait diverses objections : d'abord on a dit que haustare, déjà indiqué d'ailleurs par Ménage, n'existait pas dans la latinité ; mais cette objection doit être sinon écartée, du moins notablement diminuée ; car M. Wagener, de Gand, a trouvé dans Festus la glose exhaustant, efferunt. De là, soutenant l'opinion de Diez, il déclare que l'existence de la forme haustare est suffisamment garantie par la glose de Festus, et que, haustare ayant très probablement le même sens que haurire, lequel peut dans un grand nombre de cas être expliqué par tollere, il y a une analogie incontestable entre la signification de haustare et celle de oster. La trouvaille de exhaustare et les raisons de M. Wagener ont décidé pour haustare M. Scheler, qui d'abord, repoussant obstare et haustare pour les difficultés qui leur sont propres, avait proposé abstare, auquel il a renoncé. Pourtant toutes les objections ne sont pas levées. On a dit que, si haustare était le radical, on trouverait l'orthographe hoster ; cette orthographe se trouve en effet, mais dans des textes très mal autorisés ; car la copie du livre des Machabées est très incorrecte, et, à côté de hoster, on y trouve haage, haidier, haye [aide], qui sont certainement fautifs. Il est bien entendu qu'en cette question il n'y a que les textes très anciens qui aient de la valeur. Enfin on a dit que haustare aurait donné parfois l'orthographe auster ; or celle-là ne se trouve pas dans le français. Maintenant, résumant la discussion, on comprend que, si haustare venant de haurire a pu prendre le sens d'ôter, la même signification a pu aussi être attribuée à obstare devenu actif et signifiant proprement empêcher. De ce côté-là il y a parité, c'est-à-dire qu'il y a dans l'un et l'autre mot un détour d'acception. Mais, quant à l'orthographe, la parité cesse : en effet obstare donne régulièrement en français oster, en provençal ostar ; mais haustare, qui donnera fort bien en français oster, ne donnera en provençal que austar. Sans doute, si l'identité de sens était parfaite entre le mot latin et le mot provençal, on serait peut-être autorisé à passer par-dessus la difficulté. Mais tel n'est pas le cas ; et obstare a l'avantage sur haustare. Les formes du patois dôter, doustá représentent de-oster ; Scheler, dans un travail postérieur à son Dictionnaire d'étymologie, y voit une combinaison romane de de et oster, sans qu'il faille y chercher ni de-obstare, ni de-haustare, comme démener par rapport à mener, déchoir par rapport à choir, défaillir par rapport à faillir, tous mots où la particule n'implique nullement le contraire du primitif. On remarquera aussi que le verbe oster n'appartient qu'à la langue d'oïl et à la langue d'oc, et qu'il est étranger au reste du domaine roman.
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Anagrammes de ôter

Nombre de lettres :
4

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