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pendre

 Définition et Synonymes - Définition Mediadico

pendre(verbe intransitif, verbe transitif)

Attacher un objet en haut, de manière qu‘ il ne touche pas le sol.
Suspendre une personne par le cou au moyen d'une corde.
Etre suspendu.
Descendre, tomber trop bas.

Difficultés orthographiques
pendue haut et court.

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Les antonymes de pendre :

dépendre, décrocher, étrangler, tuer, supplicier


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Définition du dictionnaire Littré

> PENDRE
Prononciation : pan-dr'
, je pends, tu pends, il pend, nous pendons, vous pendez, ils pendent ; je pendais ; je pendis ; je pendrai ; je pendrais ; pends, pendons ; que je pende, que nous pendions ; que je pendisse ; pendant, pendu, v. a.
Sens 1
Attacher un objet en haut, de manière qu'il ne touche point à la terre. Pendre un lièvre par les pattes.
Fig. Pendre au croc, voy. CROC 2.
Sens 2
Attacher quelqu'un à la potence ou à tout autre endroit, pour l'étrangler.
Pendre haut et court, pendre à quelque chose d'élevé et avec une corde courte.
Absolument.
Chez les anciens, pendre à la croix, attacher à la croix, crucifier.
Dire pis que pendre de quelqu'un, en dire outrageusement du mal (locution dont on rend compte en rétablissant ainsi les ellipses : dire d'un homme plus de mal qu'il n'en faudrait pour le faire pendre).
Cet homme ne vaut pas le pendre, ne vaut pas la corde pour le pendre, c'est un misérable.
Je veux être pendu si..., locution familière qui s'emploie pour affirmer d'une manière péremptoire.
Dans le même sens.
Autant vaudrait être pendu que d'avoir fait cela, se dit en parlant d'une action blâmable ou d'un ouvrage mal fait.
Sens 3
V. n. Être suspendu.
Fig. Être toujours pendu aux côtés ou à la ceinture de quelqu'un, le suivre partout.
Cet enfant est toujours pendu au cou de sa mère, il l'embrasse sans cesse.
Être pendu aux oreilles de quelqu'un, lui parler sans cesse de quelque chose.
Sens 4
Fig. Être menaçant.
Fig. et familièrement. Autant lui en pend à l'oreille, au nez, à l'oeil, c'est-à-dire il pourra lui en arriver autant.
On a dit aussi : pendre devant les yeux.
Sens 5
Fig. Être en jugement.
Sens 6
Descendre trop bas, tomber trop bas. Votre robe pend d'un côté.
Les joues lui pendent, ses joues sont flasques.
Sens 7
Se pendre, v. réfl. Se suspendre à quelque chose.
Se pendre à la sonnette, sonner avec beaucoup de force et de continuité.
Fig. Se pendre à l'oreille de quelqu'un, lui parler constamment dans l'oreille.
Sens 8
Se donner la mort en se suspendant par le cou pour s'étrangler.
Par exagération. Il y a de quoi se pendre, se dit en parlant d'un événement qui accable.
Après cela il faut se pendre, se dit quand on a manqué une belle occasion.
Je ne m'en pendrai pas, se dit en parlant d'un mécompte auquel on attache peu d'importance. Tout est manqué ; je ne m'en pendrai pas, PICARD, Deux Philibert, III, 1
PROVERBES
Par compagnie on se fait pendre, voy. COMPAGNIE.
Les grands voleurs pendent les petits.
REMARQUE
Pendre, v. n. se conjugue avec l'auxiliaire avoir : Ce linge a longtemps pendu à la fenêtre. Quand il se construit avec l'auxiliaire être, il se confond avec le passif de pendre, verbe actif : Le linge est depuis longtemps pendu à la fenêtre.
HISTORIQUE
XIe s.
XIIe s.
XIIIe s.
XIVe s.
XVIe s.
ÉTYMOLOGIE
Wallon, peind ; prov. pendre ; cat. pendrer ; esp. pender ; ital. pendere ; du lat. Pendere (2ème e long) ou pendere, qui se rapportent l'un à l'autre comme jacere (1er e bref) et jacere (1er e long). Les langues romanes ont toutes pris pendere (2ème e bref), et délaissé pendere (2ème e long). Quant à la locution pendre à l'oeil, Génin émit la conjecture qu'elle provenait du conte où l'abbesse arrive avec un vêtement masculin sur la tête ; sur quoi on lui demande ce qui lui pend là devant les yeux. Son argumentation péchait, en ce qu'il croyait la locution du XVIe siècle, tandis qu'elle est bien plus ancienne comme on peut voir par l'historique. Toutefois il est probable qu'ayant tort dans la forme, il a raison dans le fond. En effet la locution est aussi bien pendre devant les yeux que pendre à l'oeil ; ce qui va bien avec le conte ; puis ce conte lui-même, avec la locution, est cité par un auteur du commencement du XIVe siècle : dès lors rien n'empêche de penser que le conte remonte plus baut, et que c'est de là en définitive que la locution provient.
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Dictionnaire de L'académie française (8 ème édition)

> PENDRE
(Je pends, tu pends, il pend; nous pendons, vous pendez, ils pendent. Je pendais. Je pendis. J'ai pendu. Je pendrai. Pends; pendons, pendez. Que je pende. Que je pendisse. Pendant.) v. tr.
Attacher une chose en haut par une de ses parties, de manière qu'elle ne touche point en bas. Pendre de la viande au croc. Pendre des raisins au plafond.

Fig., Pendre la crémaillère, Célébrer son installation dans un nouveau logement.

Fig. et fam., Avoir la langue bien pendue, Avoir une grande facilité de parole.

Fig., Pendre son épée au croc s'est dit autrefois pour signifier Renoncer à la guerre.

PENDRE se dit aussi des Personnes et des animaux. Pendre un lièvre par les pattes de derrière. Se pendre par les mains à un arbre.

Cet enfant est toujours pendu au cou de sa mère, de sa nourrice, Il l'embrasse continuellement.

Fig. et fam., Être toujours pendu aux basques de quelqu'un, Le suivre partout.

Fig. et fam., Être toujours pendu à la sonnette de quelqu'un, Lui faire des visites trop fréquentes.

Fig. et fam., Être toujours pendu au téléphone, Se servir constamment du téléphone.

PENDRE signifie particulièrement Attacher quelqu'un à la potence, pour le mettre à mort. Pendre et étrangler. Il a été pendu en effigie. Il fut condamné à être pendu.

Fam., Je veux être pendu si je consens à ce qu'on exige de moi, si l'on m'y rattrape, si j'ai compris un mot de son discours.

Être pendu haut et court, Être exécuté à la potence.

Fam., Cet homme ne vaut pas la corde pour le pendre, Il ne vaut rien.

Fam., Dire pis que pendre de quelqu'un, Dire de lui toute sorte de mal.

Prov. et fig., Sitôt pris, sitôt pendu se dit pour exprimer une prompte décision.

SE PENDRE signifie Se donner la mort, s'étrangler en se suspendant par le cou. De désespoir il se pendit.

Il y a de quoi se pendre se dit, par exagération, en parlant d'un Événement désagréable. On dit plutôt : Il n'y a pas de quoi se pendre, Cela n'a pas beaucoup d'importance.

Aller se faire pendre ailleurs se dit en parlant d'une Personne qu'on néglige de punir soi-même et qu'on laisse à d'autres le soin de châtier. On l'a prié d'aller se faire pendre ailleurs.

PENDRE est aussi intransitif et signifie Être suspendu. Un grand sabre pendait à sa ceinture. Des lustres pendent au plafond. Des fruits pendent à l'arbre.

Cela lui pend au nez, Cet ennui, ce désagrément risque fort de lui arriver.

PENDRE, intransitif
, signifie encore Tomber, descendre trop bas. Votre robe pend d'un côté. Renouez ce cordon qui pend.

Les joues lui pendent, Ses joues sont flasques et tombantes.

Le participe passé s'emploie aussi substantivement. Un pendu.

Fig., Il ne faut pas parler de corde dans la maison d'un pendu, Il ne faut pas parler de certaines choses qui peuvent être reprochées à ceux devant qui l'on parle et pourraient sembler une allusion.

Fig., Il a de la corde de pendu dans sa poche se dit, par allusion à une superstition, d'un Homme qui gagne beaucoup, qui gagne toujours au jeu, qui a de la chance, qui réussit dans toutes ses entreprises.

Fig., Être sec comme pendu, Être extrêmement maigre.

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Anagrammes de pendre

Nombre de lettres :
5

Mots Proches de pendre

Mots précédents
pendillon
pendoir
pendouiller

Mots suivants
pendu,e
pendulaire
pendule