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y

 Définition et Synonymes - Définition Mediadico

y(nom masculin invariable)

Voyelle, vingt-cinquième lettre de l'alphabet.
Y: symbole de l'yttrium en chimie.
Y: nom donné au chromosome sexuel présent seulement chez l‘ homme.


y(adverbe)

En cet endroit-là: allez-y, j'y vais.

{pron. pers. } A cela, à cette personne. Ex: ne vous y fiez pas.

Les synonymes Word de y :

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Définition du dictionnaire Littré

> Y
Prononciation : i
Ce mot est l'objet de la même discussion que en. Le Dict. de l'Académie le nomme adverbe relatif ; M. Jullien y voit un nom de lieu qui, rationnellement, est le cas attributif du nom abstrait ce, ceci, cela. Le fait est que y, représentant le latin ibi, est, d'abord et étymologiquement, un adverbe de lieu, ou, si l'on veut, plus exactement, un nom de lieu pris adverbialement. Après cette signification primitive, y, par extension, est employé à exprimer toute sorte de rapports.
Sens 1
En cet endroit-là. Voulez-vous y aller? Rendez-vous-y. J'y cours.
Y avec s'en retourner, s'en aller, s'en venir.
Sens 2
Du sens d'adverbe de lieu, y passe au rôle de pronom (comme où qui, du rôle d'adverbe de lieu, passe au rôle de pronom relatif dans : le bonheur où j'aspire), et signifie en ce, en ceci, en cela, en cette chose, en ces choses.
Il se dit dans le même sens avec un nom de personne.
Sens 3
Il se dit aussi pour : à ce, à ceci, à cette chose, à ces choses.
Fiez-vous-y, se dit quelque fois par antiphrase et signifie : ne vous y fiez pas (ne vous fiez pas à cette personne, à cette chose).
Il se dit d'une façon analogue avec un nom de personne.
Sens 4
Y employé pour à lui, à elle, à eux, à elles, en parlant de personnes.
En parlant de choses.
L'usage moderne tend beaucoup à restreindre cet emploi de y ; il devient très capricieux, et vraiment on ne voit plus pourquoi, disant : y répondre en parlant de lettres, de raisons, on ne dit pas : y ressembler en parlant de choses qui sont semblables l'une à l'autre. Au mot y, l'Académie ne donne aucun exemple de ces emplois, et ceux qui sont cités ci-dessus sont pris dans le cours de son dictionnaire ; il s'ensuit que ces exemples appartiennent aux anciennes rédactions, et que la nouvelle les a systématiquement écartés. C'est un tort ; il faut au contraire protéger l'emploi de y, qui reste si commode.
Sens 5
Y représente quelquefois une locution tout entière.
Sens 6
Y représente chez quelqu'un, auprès de quelqu'un, avec quelqu'un.
Il y est, il n'y est pas, se dit d'une personne qui est ou qui n'est pas à son logis.
Je n'y suis pour personne, je ne reçois personne, je me renferme chez moi, sans vouloir recevoir personne.
Sens 7
Y, en termes de pratique ou dans un langage analogue, se construit avec un participe passé ou un adjectif. Lisez l'acte ; les personnes y nommées. Les pièces y afférentes.
Sens 8
Il est quelquefois explétif. Il n'y voit pas, il n'y voit goutte.
Il y a, voy. AVOIR 1, au n° 16.
Il y va, voy. ALLER, n° 25. C'est peut-être cette raison de l'énergie qui a consacré le pléonasme en certaines façons de parler, comme quand on dit :
Sens 9
Vous n'y êtes pas, vous ne l'entendez pas, et aussi vous n'aurez pas ce que vous pensez.
Vous y êtes, vous avez deviné.
Vous y êtes, j'y suis, vous êtes, je suis au point voulu ; vous y voilà, m'y voilà, vous voilà, me voilà au point voulu.
Sens 10
Dans le langage des classes, on dit qu'un vers n'y est pas, pour exprimer qu'il pèche contre les règles de la versification.
REMARQUE
1. Y se place avant le verbe : il y va ; y est-il? à l'impératif il se place après : allons-y, excepté quand la phrase est négative : n'y allons pas. Cependant, même dans une phrase affirmative, s'il y a deux impératifs qui se suivent, un second y peut être mis avant le verbe.
2. Il se met après les pronoms personnels. Je vous y conduirai. Fiez-vous-y. Nous nous y rendrons. Menez-nous-y. Menez-les-y. Mène-l'y, menez-l'y.
3. Il faut observer que, quand y est placé immédiatement après la seconde personne du singulier de l'impératif, on ajoute à cette seconde personne une s euphonique, comme dans vas-y, donnes-y tes soins, cueilles-y des fruits. Sur quoi Legoarant ajoute : " D'après le principe donné ici par l'Académie sur l'impératif suivi du pronom y, on ne se douterait pas que c'est une faute de le faire précéder d'une s dans : va y donner des ordres, va y prendre mon habit, etc. En effet alors y appartient non à va, mais à donner, à prendre. " 4. à l'impératif, quand y se trouve avec moi et toi, on ne peut dire, à cause de l'hiatus trop dur : mène-moi-y, confie-toi-y, ce qui serait la forme régulière ; alors on dit : mènes-y-moi, menez-y-moi, confies-y-toi. Mais on dit aussi et mieux : mène-m'y, confie-t'y.
5. Y se met toujours devant en et non après. Il faut dire : Il y en a, et jamais il en y a, comme l'on disait anciennement. Il y en apporta, etc.
6. On dit : il n'y a pas de soieries en cette ville ; on y en expédiera. à l'impératif, on dira : expédiez-y-en.
7. Dans les verbes s'en retourner, s'en aller, s'en venir, etc. on dit à l'impératif : retournez-vous-y-en, allez-vous-y-en, etc. Il n'y a aucune raison pour ne pas s'exprimer comme ces auteurs.
8. Toutes les fois qu'y est construit avec un impératif, il prend un trait d'union.
9. Vaugelas : " - J'ai remis les hardes de mon frère à un tel, afin qu'il les y donne, pour dire afin qu'il les lui donne. C'est une faute toute commune parmi nos courtisans. " La remarque de Vaugelas est juste, et, dans l'exemple qu'il a cité, y est une faute. Mais il n'en est pas moins vrai que y s'emploie aussi en parlant de personnes, voyez les exemples. Toutefois c'est une des choses les plus difficiles que d'indiquer la nuance qui permet ou défend cet emploi. En général, il semble que y ne peut pas être mis quand il s'agit d'une action matérielle, ainsi on ne dira pas : j'y donne, pour : je lui donne, j'y prends, pour je lui prends. Mais, pour peu que l'action puisse être considérée au sens moral ou abstrait, y peut être employé.
10. Des grammairiens ont dit que, quand le verbe qui suit y commence par un i, on supprime ce pronom pour éviter la rencontre de deux i, qui formerait un son désagréable, et qu'ainsi, au lieu de : Il m'a dit qu'il y irait, il faut : il m'a dit qu'il irait. C'est une vaine délicatesse d'oreille.
11. Y ne doit pas faire hiatus en poésie.
HISTORIQUE
IXe s.
XIe s.
XIIe s.
XIIIe s.
XIVe s.
XVIe s.
ÉTYMOLOGIE
Provenç. i, hi, y ; ital. vi, ivi ; du lat. ibi, là, qui est un ancien datif (comparez tibi) du thème pronominal i, conservé dans is, ea, id.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE 2. Y. - REM. Ajoutez :
Sens 12
Dans une construction commençant par où, et le membre principal de la phrase venant après, on ne répugnait pas autrefois à mettre un y pléonastique dans ce membre. Aujourd'hui ce pléonasme n'est plus admis.
> Y
Prononciation : i-grèk, et, selon l'épellation moderne, i
s. m.
Sens 1
Vingt-quatrième lettre de l'alphabet.
Sens 2
Dans les lettres numérales employées au moyen âge, Y valait 150 ; surmonté d'un trait, il valait 150 000.
Sens 3
Sert souvent en algèbre à désigner une inconnue.
Sens 4
Est un signe qui se met (rarement aujourd'hui) à Paris sur les boutiques, pour indiquer qu'on vend à prix fixe.
Sens 5
Sur les anciennes monnaies de France, marque celles qui ont été frappées à Bourges.
Sens 6
Poinçon d'acier au bout duquel est empreint un Y, pour frapper ou imprimer cette lettre.
Sens 7
Outil des glaciers.
Sens 8
Espèce de papillon.
Sens 9
Embranchement en forme d'y.
REMARQUE
1. Dans les transcriptions de mots grecs y répond à l'upsilon grec, que les Grecs modernes prononcent i. On le conserve aussi dans quelques mots empruntés des langues étrangères.
2. Y a deux prononciations : tantôt il représente le son simple d'un i, comme dans physique, hypocrisie, etc., tantôt le son de deux i comme dans appuyer (appui-ié). Quand il est précédé d'un a, il donne à cet a le son d'un è, et garde celui d'i : pays, payer, etc. Quand il est précédé d'un e, il donne à cet e le son è : grasseyer. Quand il est précédé d'un o, la prononciation n'est pas fixée : les uns, et l'Académie est de ce nombre, donnent à cet o le son de oi et à y le son de l'i : si-toi-iin, roi-ial, em-ploi-ié, etc. ; les autres laissent à l'o le son qui lui est propre : si-to-iin, ro-ial, em-plo-ié ; c'est la prononciation ancienne, celle que l'Académie elle-même recommandait en 1694, celle qui doit être préférée.
3. Dans certains mots l'y initial ne reçoit pas l'élision de l'article : le yatagan.
4. Voici une règle empirique, qui peut être d'une grande utilité pour savoir quand il faut un y ou un i dans certains mots tirés du grec. Une foule de gens écrivent Hyppolite, Hyppocrate. Toutes les fois qu'il y a deux p à hip, il ne faut pas d'y grec ; au contraire, il en faut un quand il n'y a qu'un p : Hippolyte, Hippocrate, Hippias, et hypothèse, hyperbole, hypothèque.
HISTORIQUE
XIVe s.
ÉTYMOLOGIE
Lat. y, répondant à l'upsilon grec.
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Dictionnaire de L'académie française (8 ème édition)

> Y
n. m.
Avant-dernière lettre de l'alphabet. Elle représente une des voyelles. On la nomme I grec.

Y a le son de l'i, soit simple dans des mots d'origine savante, comme Étymologie, Hymne, Physique; soit double, après une voyelle, comme dans Pays, Royal, Appuyer, où il se prononce comme s'il y avait deux i, dont l'un ferait partie de la syllabe précédente et l'autre d'une syllabe suivante : Pai-is, Roi-ial, Appui- ier.

Au début de la plupart des mots, il se comporte comme s'il était précédé d'une h aspirée, et la voyelle finale de l'article ou de la préposition de ne s'élide pas devant lui. Le yack. Le yucca. La yole. La pointe du yatagan. Une sorte de yacht. Toutefois, dans yeuse et ypérite, la voyelle finale de l'article ou de la préposition de s'élide. L'ypérite. Une feuille d'yeuse.

> Y
adv.
En cet endroit-là. Il se place devant le verbe, sauf à l'impératif; et, quand il y a un pronom complément, il se met après celui- ci. Y est-il? J'y passerai. N'allez pas là, il y fait trop chaud. Je l'y ai vu. Allez-y. Rendez- vous-y. Quand il est placé immédiatement après un verbe à la seconde personne du singulier de l'impératif, qui se termine par une voyelle, on ajoute une S à celui-ci. Vas-y. Cueilles-y des fruits.

Je n'y suis pour personne, Je ne veux recevoir personne.

Fig. et fam., Vous y êtes, Vous avez deviné. Vous n'y êtes pas, Vous ne comprenez pas.

Fig. et fam., Il n'y est plus du tout, Il a perdu la tête.

Y s'emploie, par extension, dans certaines locutions comme une Sorte de particule explétive. Il y a des gens. Y a-t-il quelque chose pour votre service? Il n'y voit pas, il n'y voit goutte.

Y s'emploie aussi comme pronom personnel de la troisième personne, invariable et signifie À cela, à cette personne-là. J'y répondrai dans la suite. Donnes-y tes soins. C'est un homme équivoque, ne vous y fiez pas.

Fiez-vous-y s'emploie souvent par antiphrase et signifie Ne vous y fiez pas.

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